Énergie et taxes : Macron marche sur la tête

Par Michel Gay

En réponse au mouvement populaire quasi-insurrectionnel des gilets jaunes en colère contre l’augmentation des prélèvements divers, notamment les taxes sur les carburants censées payer la « transition énergétique », le Président de la République française annonce le 27 novembre qu’il décide de détruire de la richesse en fermant jusqu'à 14 réacteurs nucléaires (sans effet sur les fameuses émissions honnis de gaz à effet de serre) d’ici 2035, et en dilapidant jusqu’à 8 milliards d'euros par an dans les ruineuses et inutiles énergies renouvelables.

Certes, le Président « demande à EDF de travailler à l’élaboration d’un programme de nouveau nucléaire » pour 2021 ». Mais alors pourquoi commencer par détruire ce qui est rentable, économique, et qui fonctionne parfaitement en toute sureté, alors que l’État cherche de l’argent dans la poche des contribuables ?

Emmanuel Macron marche sur la tête. Qui va payer ?

Faut-il créer et faire réfléchir longtemps un comité "Théodule" pour s'apercevoir que ces orientations sur l’énergie vont peser sur le portefeuille de tous les Français, même ceux qui ne paient pas d'impôt sur le revenu, du moment qu'ils se chauffent et qu’ils se déplacent en véhicule, même en vélo électrique ?

Le cœur du peuple interpelle la tête de la France

Par Michel Gay

Les Français sont en colère. Une immense exaspération monte en France à l’encontre des hommes politiques et des médias qui les désinforment, notamment sur la question fondamentale de la production d'énergie (électricité, carburants, énergies renouvelables, nucléaire,…).

Le spectre de la guerre civile ?

Les Français considèrent les nouvelles taxes sur les carburants comme la nouvelle gabelle des temps moderne appliquée sur un produit de première nécessité : la liberté de déplacement.

Cette "gabelle" ne servira pas à payer les frasques du roi, mais à rembourser les gabegies financières votées sous prétexte de transition écologique, et qui se chiffrent en dizaines, voire en centaines de milliards d'euros.

Les problèmes migratoires, la sensation de s'appauvrir et le matraquage médiatique sur les possibles conséquences néfastes du réchauffement climatique s'ajoutent pêle-mêle pour créer un profond malaise.

L’écologie chinoise écrasera l’occident

 Par Jean-Pierre Riou et Michel Gay

Les sommes gigantesques consacrées à « l’écologie » dans le monde intéressent la Chine au plus haut point. Quels sont les ressorts cachés mis en œuvre par ce pays et leurs conséquences géopolitiques ?

L’embuscade chinoise

Le mécanisme de développement propre (MDP) ou « Clean Development mechanism » (CDM) permet aux pays industrialisés de polluer chez eux à moindre coût grâce à des investissements supposés diminuer les émissions de CO2 dans les pays dits « en développement ».

Chaque tonne de CO2 ainsi réputée évitée donne droit à un certificat qui autorise l’émission équivalente dans le pays industrialisé concerné. C’est malin et pernicieux.

Première nucléaire en Chine : le silence assourdissant des médias

Par Michel Gay

Le premier réacteur de troisième génération (EPR) connecté au réseau dans le monde est d’origine française. Il a atteint sa pleine puissance le 30 octobre 2018 dans le silence assourdissant des grands médias.

Seraient-ils gênés par un succès français, surtout en Chine ?

Caisse de résonance

Deux employés d'une centrale nucléaire qui se brulent légèrement les mains avec un jet de vapeur (non radioactive) est un « évènement » consciencieusement rapporté dans les grands médias, y compris télévisés.

Mais la première mondiale de la connexion au réseau, le 29 juin 2018 en Chine (Taishan), du premier réacteur nucléaire EPR de conception française depuis 40 ans est quasiment passée sous silence. Ni TF1, ni Le Monde, ni ARTE n'en ont fait leur une. Il s'agissait pourtant d’un évènement historique : c’est le premier réacteur occidental de nouvelle génération (GEN III) à fonctionner au monde.

Prix des carburants à la hausse, passer à l’électrique ?

Oui, mais il y a au moins trois « hics » !

Par Michel Gay et Jacques Simonnet

Les taxes sur les carburants automobiles augmentent pour, parait-il, inciter les Français à rouler « propre », notamment à l’électricité avec des primes incitatives.

Mais il y a au moins trois « hics » à la future généralisation envisagée des véhicules électriques (VE) :

  • leur alimentation en électricité,
  • leur temps de recharge, notamment avec l'accroissement de l'autonomie (100 à 400 km) permise par les capacités des nouvelles batteries (20 à… 95 kWh),
  • la compensation des taxes élevées prélevées sur la vente des carburants.

Energies renouvelables : le chant des si… règne

EnR : 8 incertitudes qui risquent de nous coûter très cher

Par Michel Gay

Vouloir fonder la stratégie nationale bas-carbone et la future programmation pluriannuelle de l’énergie essentiellement sur les énergies renouvelables (pilotables ou non) est une orientation insensée et ruineuse.

Le rapport "un mix électrique 100% renouvelable ?" de l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie (ADEME), publié en octobre 2015, veut se donner un air de sérieux avec de beaux tableaux, des courbes colorées. Mais les hypothèses retenues sont pour le moins… osées, voire même farfelues !

Madame Royal accuse et oublie son passé calamiteux de Ministre

Par Michel Gay

Ségolène Royal a décidé de réapparaître dans le débat public pour accuser le gouvernement de transformer l'écologie en écologie punitive par le biais des taxes en hausse sur les carburants.

L’ancienne ministre de l’Environnement Ségolène Royal a dénoncé le "prétexte" écologique avancé pour justifier la hausse du prix du diesel et du gasoil. Elle estime que le ministre de l’Économie Bruno Le Maire "cherche à justifier un matraquage fiscal par l’écologie" et qu’il « n’est pas honnête utiliser l’écologie pour faire ses impôts supplémentaires ».

Mais Ségolène Royal à la mémoire courte et elle n’est pas en reste sur la « malhonnêteté » intellectuelle.

Elle a oublié qu’elle n'est pas étrangère à cette tradition gouvernementale de dépenser allègrement d’un côté, puis de taxer ensuite lourdement les contribuables / consommateurs via les carburants par exemple... pour récupérer de l’argent. Et c’est bien le rôle du Ministère des finances qui doit équilibrer les comptes de l’Etat (et donc des contribuables).

Le mirage ruineux du stockage massif d'électricité

Par Michel Gay

Les annonces d’un possible stockage d’électricité à l’échelle d’un pays sont des leurres destinés à faire croire que les productions erratiques de l’éolien et du photovoltaïque peuvent être lissées et maîtrisées pour favoriser leur couteux développement subventionné par l’argent public des contribuables.

L’énergie électrique (des électrons en mouvements) ne se stocke pas directement (sauf en faible quantité dans un laboratoire dans un supraconducteur vers moins 250°C). Il faut passer par l’intermédiaire d’un autre moyen (chimique, gravitaire, inertiel, chaleur, compression,…).

Les moyens de stockage d’électricité sont nombreux sous diverses formes (batteries, hydrogène, méthanation, volants d’inertie, compression de gaz,…), mais pour en stocker de grandes quantités à l’échelle des besoins d’un pays comme la France, tous ces moyens sont de ruineuses élucubrations !

Electricité : 10 associations professionnelles européennes tirent la sonnette d’alarme

Par Michel Gay

Le 9 octobre 2018,  10 associations nationales de compagnies d'électricité de 10 pays européens[1] ont signé à Berlin une déclaration commune (traduction en français en pièce-jointe) pour avertir de la fragilisation de la sécurité d'approvisionnement d'électricité en Europe dans un futur proche.

Pour la France, le signataire est l'Union Française de l'Electricité (UFE) regroupant EDF, RTE, le Syndicat des Energies Renouvelables, Direct Energie, Total,... 

Les productions « fiables » diminuent

Avec l’arrêt de centrales nucléaires en Allemagne et fossiles en France, notamment au charbon, la puissance assurée pilotable diminue dans toute l’Europe. Dans un avenir proche, les capacités de production de différents pays européens ne suffiront plus pour répondre à la demande.

De plus, le communiqué note que "les capacités de production d'électricité issue des énergies renouvelables intermittentes (ENRI) continuent à se développer". Ces productions étant fatales, leurs variations quasi-aléatoires doivent être compensées par des apports de centrales "pilotables", c'est à dire non solaires ou éoliennes.

Or, " la capacité de ces centrales pilotables diminue dans de nombreux pays. Si cette évolution n'est pas contrecarrée dans quelques années à peine, la solidarité entre les pays, jusque-là pratiquée, sera compromise...". Pour éviter des coupures générales, chaque pays coupera les échanges avec le ou les pays dont le réseau électrique s'effondrera.

Le GIEC persiste et signe : le nucléaire est l’avenir de l’humanité !

Par Michel Gay

Le Groupement international d’experts sur le climat (le GIEC est une émanation de l’Organisation des Nations unies) confirme dans son nouveau rapport du 6 octobre 2018 (le fameux « résumé pour les décideurs », le seul document qui soit réellement lu) que le nucléaire fait partie de la solution pour limiter le réchauffement climatique. Il l’avait déjà écrit dans son précédent rapport présenté le 27 septembre 2014.

Plusieurs scénarios de ce rapport imposent que la part du nucléaire augmente de +59% à +106% dès 2030 (comparé à 2010), et ensuite de +98% à +501% en 2050.

Le message essentiel est que, à moins d’un miracle affectant le monde entier dès les années 2020, l'objectif de limitation à 1,5°C entériné par les accords de Paris sur le climat (la COP 21) est tout simplement hors d'atteinte.

  1. L’énergie de la houle. Une vague idée qui prend l’eau
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