Electricité : 15 pays moins chers qu’en France ? De quoi parle-t-on ?

Publié sous le titre « L’électricité si chère en France : vous êtes au courant ? »

Par Michel Gay

Selon BFM TV qui se réfère à une publication d’Eurostat du 07 août 2018, l’électricité serait moins chère dans 15 pays européens qu’en France, alors que notre pays s’enorgueillit d’avoir un prix de l’électricité parmi les moins élevés d’Europe.

Dans le même temps, l’Observatoire de l’électricité indique dans sa note de conjoncture du mois de juin 2018 que « l’électricité française fait partie des moins chères d’Europe. Les ménages français ont en moyenne une facture inférieure de 20% à celle de leurs voisins européens ».

De quoi parle-t-on et qu’en est-il vraiment ?

Le mythe du foisonnement éolien en Europe

par Michel Gay

Le « foisonnement » espéré de la production d’électricité éolienne en Europe pourrait-il compenser l’intermittence locale du vent ?

Les réseaux électriques sont interconnectés au niveau européen. Ce maillage permet de satisfaire des besoins de consommation (jusqu’à un certain point selon la grosseur des « tuyaux »). Il permettrait d’aller chercher les productions d’énergies renouvelables là où elles sont disponibles, à un moment donné. C’est le foisonnement des productions.

Pour les trente prochaines années, des scénarios énergétiques fleurissent en Europe. La Communauté Européenne a aussi élaboré le sien « Energy roadmap 2050 » qui est sa feuille de route.

Certains d’entre eux supposent une croissance régulière de la consommation d’électricité, et d’autres une forte réduction. La plupart intègrent un déploiement massif des énergies intermittentes (éolien et solaire en particulier). L’équilibre nécessaire entre la production et la consommation instantanées d’électricité est passé sous silence.

Ces scénarios envisagent plusieurs moyens d’action pour tenter de compenser cette faiblesse :

- limitations temporaires de consommation (effacements des consommations ou tarifs dissuasifs),

- utilisation d’énergies stockables, soit fossiles (comme le gaz), soit renouvelables (comme l’hydrogène, le méthane de synthèse, ou les barrages hydroélectriques),

- et, bien sûr, développement d’une solidarité européenne fondée sur un « foisonnement » des productions intermittentes des différentes zones climatiques (le vent des Mers du Nord et Baltique et le soleil du bassin méditerranéen).

Le stockage d'énergie "en béton" : une utopie de plus

 Par Michel Gay

Une invention "incroyable" tourne en boucle depuis 2015 sur les réseaux sociaux (près de 900.000 vues à ce jour sur Facebook). Elle a même été citée par le Centre national de recherche scientifique (CNRS) lors la visite de la centrale solaire THEMIS dans les Pyrénées le 28 juillet 2018 !

Les "grands groupes" l'empêcheraient d'émerger car cette « révolution » nuirait à la consommation de pétrole. Son promoteur serait même "menacé" tellement son invention "dérange".

De quoi s'agit-il ?

Il s'agit simplement d'un stockage d'électricité dans un volant d'inertie en béton combiné avec des panneaux photovoltaïques pour, selon son « inventeur », rendre pilotable et économiquement viable leur coûteuse production électrique intermittente.

Les délires de nos « écolos» : ça ne s’arrange pas !

 Par Michel Gay et Thierry Levent

Alors que les députés ont demandé le 13 juillet 2018 une commission d’enquête sur le coût des programme des énergies renouvelables, un paquet d’allumés en liberté dans les rouages des collectivités, de l’Etat et de l’Europe tiennent une forme olympique. Nos écologistes politiques arrivent à un tel niveau de délire qu’il est tentant de se réfugier dans une pratique autiste du jardinage, de la pêche à la ligne, voire de la lecture studieuse des saintes écritures accompagnée d’un bon Chablis.

Nicolas Hulot va déverser 100 millions d’euros pour subventionner des études inutiles pour étudier le stockage de l’électricité par hydrogène dont tous les spécialistes savent que c’est une impasse.

Ce dernier avatar illustre la noyade lente de la raison dans une mélasse d’idéologies multiples étouffant le bon sens.

L’avenir s’annonce radieux…

Insidieusement des idéologies protéiformes ligotent lentement les esprits avec la bénédiction de la classe politique et médiatique.

Le « facisme végan » est l’illustration d’un inquiétant totalitarisme insidieux. Ainsi, des contrôleurs de la pensée unique, baptisés «sensitivity readers», débarquent dans la littérature aux Etats-Unis. Relayés par les réseaux sociaux, ils ont pour fonction d’épurer a priori, avant toute publication, les manuscrits qui arrivent chez les éditeurs.

La France met les bouchées doubles, au plus haut niveau, pour rattraper nos amis américains avec l’aide des médias chargés de rééduquer les citoyens réactionnaires égarés.

Production électrique : tous les œufs seraient dans le même panier ?

Par Michel Gay

Les dictons populaires sont souvent plein de bon sens. Ainsi, selon Nicolas Hulot, "mettre tous ses œufs dans le même panier n’est pas une bonne chose".

Pourtant, la volonté gouvernementale de passer de 75% à 50% de nucléaire dans notre mix de production d'électricité en lui substituant des productions intermittentes d'électricité (éoliennes et panneaux photovoltaïques) n'améliore pas la situation.

Pire, elle l'aggrave.

Cet argument est un affichage purement médiatique sans souci de mélanger des œufs sains (production pilotable et bon marché) avec des œufs pourris (production aléatoire intermittente et subventionnée).

Une fausse assurance

Même dans le cas d’un défaut générique, comme ce fut le cas pour les anomalies sur des cuves de générateur de vapeur, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ne retient comme hypothèse que l'arrêt d'une dizaine de réacteurs (sur 58) correspondant à une dizaine de gigawatts (GW).

Le seuil de 50% d'électricité nucléaire est sans fondement

Par Michel Gay

Le gouvernement actuel s'enferre dans la réduction vers 50% d'électricité nucléaire dans la production nationale alors que ce chiffre "miracle" résulte d'un compromis électoral caduc du gouvernement précédent avec le parti politique écologiste de cette époque.

Le Président Emmanuel Macron doit renoncer à cette réduction qui ne repose sur aucun critère technique, économique, ni environnemental.

La loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV votée en 2015) encadre dans un carcan d’objectifs prédéfinis le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui définira l’évolution du mix électrique dans les quinze prochaines années.

Le mythe du stockage par hydrogène

Par Michel Gay

A partir d’une étude de Hubert Flocard et Jean-Pierre Pervès

Les espoirs du gouvernement semblent actuellement se tourner vers une option de stockage d’énergie futuriste : la production d’hydrogène, notamment par électrolyse.

Quelle est la pertinence d’un stockage des productions excédentaires d’électricité éolienne et solaire sous forme d’hydrogène (produit par électrolyse) capable d’être éventuellement retransformée en électricité ?

Cet article (notamment son annexe plus détaillé) se concentre uniquement sur le stockage des surplus éoliens d’électricité. Il faudrait y ajouter la production solaire mais le raisonnement et la conclusion restent les mêmes.

L’efficacité de la production d’hydrogène par électrolyse est problématique.

Les installations d’électrolyse ne fonctionneront qu’environ 15% du temps sur une année (1000 à 2000 heures sur 8760 heures), et ne permettront de stocker qu’environ 10% de l’électricité produite, pour n’en restituer que moins de 30% compte tenu du faible rendement du processus.

En effet, les rendements (souvent mal connus) sont pénalisants et la faisabilité à des conditions économiques acceptables est loin d’être assurée.

Fessenheim : c'est Iphigénie qu'on sacrifie !

Par Michel Gay

Hors conjoncture politique datant de 2012 nécessitant un accord électoral avec un parti politique minoritaire "vert" pour être élu Président de la République, il n'y a aucune raison de sacrifier la centrale nucléaire de Fessenheim. Un député (LRM) l'a reconnu avec résignation : "Le coup est parti".

C'est un sacrifice païen, tel celui d'Iphigénie.

Sur le conseil d'un devin, Iphigénie (fille du roi Agamemnon) devait être sacrifiée à la déesse Artémis pour que les vents poussent la flotte grecque vers Troie. Iphigénie supplie son père de la laisser vivre : "Je résume ma prière en ce seul mot, plus fort que tout ce qu’on pourrait dire : la lumière est bien douce à voir, la nuit souterraine ne l’est pas. Insensé qui souhaite mourir !" Mais Agamemnon resta insensible aux supplications de sa fille. Elle allait périr sous le couteau du sacrificateur, quand Artémis, décida de lui substituer une biche…

Corruption

Après le sacrifice par Lionel Jospin du réacteur Superphénix, également pour cajoler les « Verts », cette odieuse décision est destinée pour la seconde fois à acheter des voix avec de l’argent public. Cette abominable destruction volontaire de richesse (un équipement public national d'une valeur une dizaine de milliard d’euros) est une rançon réglée « en nature » déposée sur l’Autel de l’écologie pour l’achat de suffrages antinucléaires. Elle va coûter cher aux Français alors que le gouvernement semble se préoccuper de leur pouvoir d'achat...

La transition électrique va coûter cher aux Français !

Par Michel Gay

Le débat public sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) vient de se terminer le 30 juin 2018.

Il s’appuiera sur les cinq scénarios publiés par RTE. Ces derniers prévoient de diminuer la part du nucléaire de 75% à 50% dans le mix électrique français sans évoquer le coût pour les citoyens.

Une étude indépendante de l’association Sauvons le Climat estime que le coût supplémentaire sera annuellement de 350 euros à 850 euros pour chaque foyer français.

Le gaz augmente de 7,45 % au 1er juillet : vive la transition énergétique !

Par Michel Gay

Après une hausse de 2 % en juin, le tarif réglementé du gaz augmentera de 7,5 % à partir du 1er juillet. Le gouvernement a été au-delà des 6,5% proposés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

Pour un ménage moyen se chauffant au gaz (20.000 kWh par an avec une facture de 1300 €), cette hausse se traduira par un surcoût annuel d’environ 100 euros (tout de même…).

Après avoir poussé les Français à se chauffer au gaz par la réglementation thermique 2012 (RT 2012) qui, en pratique, bannit l’électricité (à 75% nucléaire, horreur…), le gouvernement augmente les taxes sur les énergies fossiles dont le gaz (mais aussi sur le diesel et l’essence).

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