Oui, le solaire et le vent augmentent vraiment les prix de l'électricité, et pour des raisons intrinsèquement physiques.

Traduction par Michel Gay d'un article[1] de Michael Shellenberger, "Héros de l'environnement" selon Time Magazine, Président de "Environnemental Progress"[2].

(Les nombreuses références à l'appui des chiffres cités sont dans l'article original en anglais)

Dans mon dernier article[3]  (voir article du 25-04-2018) j'ai soulevé un paradoxe : si les panneaux solaires et les éoliennes sont si bon marché, pourquoi rendent-ils l'électricité si chère ?

Une raison essentielle semble être leur caractère intrinsèquement peu fiable nécessitant des ajouts coûteux au réseau électrique sous la forme de centrales au gaz, de barrages hydroélectriques, de batteries, ou de toute autre forme d'énergie de secours.

Plusieurs lecteurs ont souligné que je n'avais pas mentionné un coût énorme à imputer aux énergies renouvelables : de nouvelles lignes électriques. Elles sont beaucoup plus chères pour le solaire et le vent que pour les autres centrales électriques. Et c'est vrai dans le monde entier pour des raisons physiques.

Le cancer de l'éolien et du photovoltaïque

Par Michel Gay

Les ramifications des lobbies éoliens et photovoltaïques se propagent au sein de la société française comme des métastases assoiffées d'argent et de pouvoirs au détriment du corps social et de l'intérêt général.

Les sociétés de production d'électricité (incluant EDF) se sont engouffrées dans l'aubaine que représente la loi sur la tarification entre opérateurs. Elle impose à EDF (Enedis) d'acheter à un prix élevé toute l'électricité produite par les éoliennes (9,2 c€/kWh), et les panneaux photovoltaïques (de 13 c€/kWh à plus de 50 c€/kWh). Pour mémoire, le nucléaire produit aujourd'hui à environ 4 c€/kWh, et le nucléaire futur produira à environ 7c€/kWh, démantèlement et gestion des déchets inclus[1].

Ces investissements "politiquement corrects" mais inutiles, et même nuisibles, pénalisent les coûts de production et renchérissent la facture d'électricité des consommateurs[2].

Si le solaire et le vent sont si bon marché, pourquoi rendent-ils l'électricité si chère?

Traduction par Michel Gay d'un article[1] de Michael Shellenberger, "Héros de l'environnement" selon Time Magazine, Président de "Environnemental Progress"[2].

 

L'année dernière, les médias ont publié de belles histoires sur la baisse du prix des panneaux solaires et des éoliennes. Ceux qui lisent ces histoires ont naturellement l'impression que plus nous produisons d'énergie solaire et éolienne, plus les prix de l'électricité baisseront.

Et pourtant ce n'est pas ce qui se passe. En fait, c'est le contraire.

Entre 2009 et 2017, le prix des panneaux solaires (par watt installé) a diminué de 75% alors que le prix des éoliennes (par watt installé) a diminué de 50%.

Et pourtant - pendant la même période - le prix de l'électricité dans les pays ou régions qui ont déployé des quantités importantes d'énergies renouvelables a augmenté de façon spectaculaire.

Les magiciens de l’éolien

Par Michel Gay

 

Les principales techniques des magiciens telles que le détournement d'attention, la réduction du champ visuel, la mise en condition mentale (subjectivité), et l'escamotage sont utilisées par les promoteurs des éoliennes. Ils excellent à donner l'illusion de l'urgente nécessité du développement des éoliennes au détriment des populations et de l'harmonie des paysages.

Le détournement d'attention

Il est impossible de contester les dimensions gigantesques des machines éoliennes de plus de 180 mètres de haut. Les promoteurs ont renoncé à prétendre dissimuler leurs constructions dans les sites où elles sont installées. Mais ils proposent de créer un nouveau paysage "hybride", mi-industriel, mi-naturel…

Le détournement d'attention est, par exemple, le suivant : « Une éolienne n’est pas plus laide qu'un pylône électrique ou, surtout, qu'une centrale nucléaire". L'affirmation détourne l’observation hors du sujet. Ce n’est pas parce qu’un pylône est laid qu’une éolienne ne l’est pas.

De plus, "comparaison ne vaut pas raison" : une centrale nucléaire produit en continu et à la demande beaucoup plus qu'une éolienne, et même que 10.000 éoliennes soumises aux caprices du vent.

Electricité : produire "local", est-ce conforme à l'intérêt général ?

Par Michel Gay et Jean Fluchère

Certains Français expriment la volonté de produire et de consommer localement leur électricité. Pourquoi pas ?

Mais est-ce compatible avec l’intérêt général ?

Exaltation de l'individualisme

Cette volonté semble sous-tendue par une idéologie individualiste qui tend à rejeter le "centralisé" et à survaloriser le "local" en y attachant une valeur morale.

Or, ceux qui ont les moyens d’auto-consommer feront porter les surcoûts sur la collectivité, et notamment sur les autres ménages, car cette nouvelle "mode" repose sur une vision erronée de la production d’électricité.

Les incohérences de Monsieur Hulot

Par Michel Gay

Cette lettre et ses annexes peuvent être téléchargées : Lettre ouverte au ministrepdf306.40 Ko

Monsieur le Ministre de la Transition énergétique et solidaire,

Bien écrit, clair, contenant des informations essentielles et bien présentées, le dossier de 168 pages du maître d’ouvrage pour le débat public[1] sur le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 2018) qui définit la politique énergétique de la France jusqu’en 2028, et dont vous avez signé l’éditorial, n’en est pas moins incohérent dès les premières pages.

Tout au long de ce document partial, le dogme antinucléaire (réduire coûte que coûte l'énergie nucléaire) ainsi qu'une confusion entre les objectifs et les moyens entachent le raisonnement.

Déchets nucléaires : où est le problème ?

Par Michel Gay

Les déchets nucléaires cristallisent les passions alors qu'ils n’ont jamais provoqué d’accident de transport ni de stockage, ni d'aucune sorte. Et ils n'en provoqueront jamais selon toute probabilité.

Les craintes suscitées par les déchets nucléaires reposent principalement sur de fausses croyances répandues par une propagande anti-nucléaire malveillante.

Toutes les catégories de déchets nucléaires disposent, ou sont en voie de disposer, de solutions de traitement adaptées. Le futur centre industriel de stockage géologique CIGEO[1] complètera notre dispositif national au-delà de 2030.

Jusqu’où faut-il aller dans les dépenses de sûreté nucléaire ?

Le principe de précaution tue !

Par Michel Gay et Jean-Pierre Riou

S’il devait s’appliquer à lui-même, le principe de précaution s’interdirait tout seul tant il est dangereux. Les marchands de peur font courir des risques plus grands encore aux moutons qu’ils affolent en agitant leurs épouvantails. La gestion des risques ne doit pas céder à l’émotion mais s'en tenir à la mesure des faits.

Une certaine presse privilégie les titres racoleurs et les articles à sensation à l’objectivité du contenu. Elle préfère se faire l’écho des rapports officiels quand ils sont alarmants plutôt que lorsqu'ils sont rassurants.

Les leçons de Fukushima

L’analyse du tsunami qui a submergé Fukushima en mars 2011 est riche d’enseignements :

Confusion dans le pilotage de la politique énergétique de la France

Par Michel Gay

Une grande confusion s’est installée dans l'élaboration de la future programmation pluriannuelle de l'énergie[1] (PPE) entre énergie et électricité. Cette dernière ne représente qu'une composante minoritaire de la première, et elle est déjà décarbonée.

Elaborée par le ministère de la Transition écologique et solidaire, la PPE est pourtant "l'outil de pilotage de la politique énergétique de la France" qui vise à diminuer les émissions de gaz carbonique (CO2).

Les offres de gaz “vert”, késako ?

Par Michel Gay

Depuis quelques années, les fournisseurs de gaz sont toujours plus nombreux à proposer des offres de "gaz vert". Comment est-il produit ? Qualifié de bio ou de renouvelable, le gaz devient presque sympathique, mais qu'entend-t-on par gaz d'origine renouvelable ? Est-il si "vert" que ça ?

Explications.

Gaz vert, kézaco ?

L’expression “gaz vert” désigne en premier lieu le biométhane comme source d’énergie.

Au contraire du gaz naturel présent dans les sous-sols de la planète, il est obtenu par un procédé chimique et biologique, la “digestion anaérobie” (en l’absence d’oxygène).

  1. Nucléaire : quand un journaliste a du plomb dans la plume
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