L’énergie de la houle ? Une vague idée qui prend l’eau…

Par Michel Gay

Récupérer l’énergie des vagues (ou de la houle[1]) pour la transformer en électricité est une idée qui paraît séduisante.

Mais elle se révèle farfelue après étude (sauf pour quelques cas marginaux comme pour l’alimentation de balises en mer par exemple) car l’océan n’est pas si fréquemment « mauvais », même dans les régions redoutées de l’Atlantique et du Pacifique.

De l’énergie à revendre ?

Qui ne s’est pas extasié devant la puissance majestueuse de la mer en furie ? Chacun a pu contempler la débauche d’énergie des vagues qui déferlent sur nos côtes, notamment lors des tempêtes hivernales. Vouloir en récupérer une partie est un rêve apparu pour la première fois dans une revue scientifique en 1882.

Des actions isolées ont eu lieu dès 1973 et le programme anglais sur l'énergie des vagues a été officiellement lancé en 1976.

Quelques projets variés ont fleuri à coups de généreuses subventions qui ont englouti quelques dizaines de millions d’euros. Ils ont généralement « coulé » en silence.

Energie : les termes "vert", "écologique" et" renouvelable" sont-ils interchangeables ?

Par Michel Gay

Les semaines se suivent et se ressemblent dans l'art de présenter des informations biaisées, voire complètement fallacieuses.

Ainsi, cette semaine, un pseudo-classement des énergies "vertes" (!) selon Greenpeace, place en tête certains fournisseurs « verts » vendant de l'électricité issue de technologies renouvelables (vertes = renouvelables ?), et place EDF en queue de classement (le nucléaire ne contribue pourtant pas au supposé réchauffement climatique mais ne serait pas vert ?).

Greenpeace confond (volontairement ?) les mots "vert", "écologique" "renouvelable", alors que d’autres pays évoquent les énergies « propres », comme si ces termes étaient interchangeables.

Remettons le vocabulaire à sa juste place. La définition du terme « énergie verte » n’existe pas… C’est un concept flou que chacun arrange à sa manière selon son inspiration et ses intérêts… y compris EDF !

La physique énonce que toute production d’énergie est une transformation, et donc qu’elle modifie (plus ou moins) la nature.

Macron champion "de la terre et du climat" : Wouahou !

Par Michel Gay

Emmanuel Macron sera sacré « champion de la terre et du climat » le 26 septembre à l'ONU à New-York, au pays de Donald Trump. Il est à noter que les États-Unis intègrent le nucléaire parmi les énergies propres, au même titre que les énergies renouvelables.

Voilà une décision de l'ONU qui, déjà, ne manque pas de sel.

Mais en plus, le Président français partagera ce titre, entre autres, avec le Premier ministre indien Narendra Modi qui engage résolument son pays sur la voie du nucléaire. L'Inde (troisième pollueur derrière la Chine et les Etats-Unis) développe un solide programme de construction de centrales nucléaires qui comprendra peut-être la commande de 6 réacteurs EPR à… la France ! (Les négociations sont en cours). Voilà encore une nouvelle qui ne manque pas non plus de saveur.

L'écologie rend fou !

Par Michel Gay

« de Gaulle, réveille-toi, ils sont devenus fous ! »

Le dogme des écologistes anti-nucléaires « Verts » est tellement fort qu’ils n’hésitent pas à paupériser la France pour soutenir leur croyance. L'investissement financier massif qu'ils veulent orienter dans les énergies renouvelables intermittentes (EnR) se fait au détriment d'autres secteurs plus productifs pour les Français, et notamment des centrales nucléaires.

Les « Verts » veulent faire croire aux citoyens que leur avenir radieux passe obligatoirement par le développement des EnR et la suppression du nucléaire qui serait un « verrou ruineux ». C’est une imposture intellectuelle entretenue par les affairistes de la peur et fondée sur l'effroi, la distorsion de la réalité, voire le mensonge.

Électricité : « Blackout » en Europe ?

Par Michel Gay et Ernest Mund

Quel serait le coût d’un « blackout » dans l’Union européenne ?

Une fourniture d’électricité stable et permanente est essentielle au développement économique d’une nation et à son harmonie politique et sociale.

Or, la part croissante des énergies renouvelables intermittentes dans le système électrique européen augmente les risques d’un effondrement du réseau (blackout). Son coût financier et humain devrait être pris en compte dans toute décision concernant la production d'électricité en Europe.

Cette évaluation est complexe car il s'agit d'attribuer une valeur marchande à des pertes d’activités économiques (transport, télécommunications, accès à des banques de données …), mais aussi sociales (loisirs, spectacles, manifestations culturelles, …).

L’Energie Institut de la Johannes Kepler Universität à Linz (Autriche) a développé un outil intitulé Blackout-Simulator qui permet de calculer les conséquences macro-économiques d’une interruption de la fourniture d’électricité à l’échelle des 27 pays de l’Union européenne jusqu’à un maximum de deux jours.

Les centrales nucléaires américaines prolongées jusqu'à… 80 ans ?

Par Michel Gay

Question : Quelle est la date de péremption d'un réacteur nucléaire en France ?

Réponse : Il n'y en a pas ! (Le lien renvoi à un rapport de 350 pages, et c'est à la page 23…).

Ou plus, exactement, cette date ne dépend ni du vent, ni de l'âge du capitaine, mais de l'avis du « gendarme » national du nucléaire qui est l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) en France, ou de la "Nuclear Regulatory Commission" (NRC) aux Etats-Unis, par exemple.

Cette dernière commence à étudier les demandes des exploitants américains pour faire fonctionner leurs réacteurs jusqu’à 80 ans !

Tous unis pour sauver la planète !

 Par Michel Gay et Hubert Flocard

Le monde des affaires a bien vu les juteuses aubaines financières qu’il pouvait tirer de la schizophrénie de l’écologie politique. Cette dernière reproche à la Science d’avoir fourvoyé l’humanité au nom d’un dangereux "scientisme" mais elle compte pourtant sur cette même Science pour développer rapidement des énergies renouvelables « propres ».

L’industrie a mis en branle ses ingénieurs. Ces derniers ont soumis à l’admiration des écologistes des éoliennes de plus de 200 mètres de haut et aussi d’immenses hydroliennes qui délivrent une maigre puissance au gré des vents capricieux et des marées intermittentes.

Auparavant, les ingénieurs savaient faire « efficace » (mais ça c’était avant…).

Maintenant, ils reçoivent des subventions pour faire « inefficace ». Là encore ils savent faire… Ils sont très forts !

Pour illustrer la façon dont s’organise la politique énergétique de la France, voici une pièce (en trois actes et cinq acteurs) qui décrit une situation« imaginaire ».

Débat public sur l'énergie : le bal des dupes et des hypocrites

Par Michel Gay

La mascarade d’une consultation publique pour asseoir la « transitude ».

Le débat public pour la Programmation Pluriannuelle de l'Energie (PPE), dont le Maître d'œuvre était le Ministère de l’écologie, a été phagocyté par l’idéologie et les apôtres des associations antinucléaires.

Lancé en février 2018, 90 débats publics ont été organisés en France. S'y ajoutent plus de 40 débats avec des collectivités territoriales et locales, 7 avec des laboratoires de recherches, 3 avec des chambres de commerce, 2 avec des Grandes écoles[1]. Les missi dominici n'ont pas chômé...

Hélas, fin Avril, le résultat ne fut pas à la mesure de toute cette agitation : le débat sur la PPE n'avait reçu qu'environ 7000 réponses au questionnaire. Le « flop » est d'autant plus remarquable qu'il y avait de nombreuses objections... qui n’allaient pas dans le sens recherché.

L'ambiance devait être morose au Ministère de l’écologie.

Le Japon sur le chemin de l’hydrogène et… du nucléaire

Par Michel Gay

Sept ans après Fukushima, le Japon s’engage sur le chemin de l'hydrogène et reprend celui du… nucléaire.

L'hydrogène produit avec du lignite et importé d’Australie !

L’archipel nippon, qui est déjà un gros importateur de gaz naturel liquéfié (GNL), semble se préparer à des importations massives d’hydrogène liquide depuis l’Australie, avec des navires dédiés à construire.

Ce serait un exploit industriel car il s’agit de développer un coûteux bâtiment spécifique capable de maintenir 2500 mètres cubes d'hydrogène liquide à moins 250°C...

Par comparaison, le gaz naturel ne doit être maintenu qu’à « seulement » moins 173°C : la différence est considérable.

La "civilisation hydrogène" est parfois parée de vertus indues… L’hydrogène est un vecteur énergétique qui n’existe pas industriellement à l’état naturel. Il faut donc produire ce gaz avec une « véritable » source d’énergie abondante et bon marché.

Or, les renouvelables s'avèrent coûteuses…

Le lobby le plus puissant dans les médias est écologiste !

Par Michel Gay

Nicolas Hulot a démissionné avec fracas en stigmatisant les lobbies qui paralysent l'action publique.

Cette "sortie" tonitruante donne l'occasion aux médias de s'associer à sa vertueuse chasse aux groupes de pression en oubliant de signaler que le plus puissant lobby en France est celui des écologistes politiques. Ce dernier a réussi à faire « croire l’incroyable » aux Français, notamment sur les énergies renouvelables, grâce à une propagande efficace.

Les bons et les mauvais lobbies

Manifestement, comme il existe « des bons et des mauvais chasseurs », il y aurait aussi des bons et des mauvais lobbies.

  • Les mauvais seraient, bien entendu, les entreprises et les multinationales qui sacrifient l'environnement à leurs intérêts.
  • Les bons seraient les ONG et les associations qui font pression sur l’État pour qu’il s'engage dans de ruineux et inutiles programmes aux effets incertains, voire franchement néfastes, sur le niveau de vie des Français.

La transition écologique et solidaire qu’était chargé de conduire Nicolas Hulot est tout simplement une voie sans issue. Il en a tiré les conséquences.

  1. Electricité : 15 pays moins chers qu’en France ? De quoi parle-t-on ?
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  6. Le seuil de 50% d'électricité nucléaire est sans fondement
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  10. Le gaz augmente de 7,45 % au 1er juillet : vive la transition énergétique
  11. Les Verts ne sont plus anti-nucléaires en Finlande
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  13. Energie : la guerre asymétrique entre le dogme et la raison
  14. Energie : le suicide collectif européen
  15. Le fiasco de l'Europe électrique
  16. L’hydrogène, cet hallucinogène
  17. L'impasse de la transition énergétique européenne
  18. Nicolas Hulot : sous l'écologiste, le dictateur
  19. Soutien aux énergies renouvelables : la Cour des comptes montre que c'est le bazar
  20. Les racines de la colère des géraniums
  21. Oui, le solaire et le vent augmentent vraiment les prix de l'électricité
  22. Le cancer de l'éolien et du photovoltaïque
  23. Si le solaire et le vent sont si bon marché, pourquoi rendent-ils l'électricité si chère?
  24. Les magiciens de l’éolien
  25. Electricité : produire "local", est-ce conforme à l'intérêt général ?
  26. Les incohérences de Monsieur Hulot
  27. Déchets nucléaires : où est le problème ?
  28. Le principe de précaution tue
  29. Confusion dans le pilotage de la politique énergétique de la France
  30. Les offres de gaz “vert”, késako ?