Nucléaire : quand un journaliste a du plomb dans la plume

Par Michel Gay et Pascal Goddard

L’article de Frédérick Macé[1] « Quand le nucléaire a du plomb dans l’atome » concernant la production électronucléaire dans notre pays n’échappe malheureusement pas aux désinformations et poncifs de certains médias orientés et peu scrupuleux d’une approche réaliste et économique.

Ce journaliste écrit que "le nucléaire n’a plus la cote" dans le monde.

Or, début 2018, 449 réacteurs sont en fonctionnement, et 56 sont en construction dans le monde[2]. L'Inde vient de commander 12 réacteurs nucléaires[3] Ce n’est pas tout à fait une régression du domaine électronucléaire. Des pays comme la chine l’Inde la Russie, la Corée de sud, les Émirats Arabes Unis construisent actuellement des réacteurs nucléaires, et ils ont des objectifs d’augmentation de leurs capacités.

L'article cite monsieur le secrétaire d’état Lecornu qui vante la compétitivité des énergies renouvelables.

Energie : l’Europe se couche-t-elle pour mourir dans ses chimères ?

Par Michel Gay et Jean-Pierre Riou

L’Europe voit un risque dans chaque opportunité tandis qu’émerge un monde nouveau (Chine, Inde,…) qui décèle une opportunité dans chaque risque.

Ainsi s’éteignent les civilisations, anesthésiées par la facilité et le confort hérités des générations qui se sont battues non seulement pour leur liberté, mais aussi pour produire une énergie source de vie et de richesses. Elles ne croient plus au progrès, elles jouissent avec précaution de leurs acquis.

"Il n'y a qu'une fatalité, celle des peuples qui n'ont plus assez de forces pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir. Le destin d'une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction." (Charles de Gaulle)

Le retour de la route de la soie… à l’envers

RTE ne nous dit pas tout !

Par Michel Gay

Lors de la pointe de consommation d'électricité en France le 27 février 2018, le Réseau de Transport d'Electricité (RTE) ne nous a pas tout dit.

RTE a omis de dire qu'EDF avait prolongé l'exploitation de deux réacteurs nucléaires (Gravelines 6 et Tricastin 4) pendant une semaine pour pouvoir faire face à l'augmentation de la consommation prévue pendant la vague de froid du "Moscou - Paris". Leur arrêt était prévu le 24 février[1] pour renouvellement du combustible.

RTE ne nous a pas dit que près d'un gigawatt (GW) de consommation industrielle avait dû être "effacé" lors de la pointe de consommation du 27 février, selon un tract de la CFE-CGC du 28 février.

RTE ne nous a pas dit que, par chance, il y a avait un peu de vent dans cette situation anticyclonique froide et que les éoliennes ont pu fournir "par hasard" 3 GW[2] non programmables (sur près de 14 GW[3] de puissance installée…) à la pointe du soir le 27 février à 19h30.

RTE ne nous a pas dit que les panneaux solaires n'ont été d'aucun secours pour répondre au besoin de consommation à ce moment là (19h30).

Pour l'amour du ciel !... et de la France

Lettre ouverte au Président de la République

Par Michel Gay

Monsieur le Président de la République,

J’attire solennellement votre attention sur le drame social en train de se nouer dans le domaine de la production énergétique de la France, notamment nucléaire, et à l’initiative des pouvoirs publics.

Certains responsables politiques et fonctionnaires souhaitent diminuer jusqu'à 50% la production d'électricité d'origine nucléaire dans le mix énergétique national.

Aveuglés par l’imprégnation écologiste de leur politique dans une optique clientéliste, ils n’ont sans doute pas conscience des dramatiques conséquences industrielles et économiques des décisions qu’ils prennent, ou prorogent, avec une hallucinante désinvolture.

Il est difficilement concevable que cette forfaiture ait reçu vos encouragements.

Ministère de l'écologie : la valse des épithètes

Par Michel Gay et Jean-Pierre Riou

Le Ministère de la Transition écologique et solidaire vient de publier (janvier 2018) le suivi de la "Stratégie Nationale Bas Carbone" (SNBC) qui permet enfin d'évaluer les effets de l'effort financier considérable visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Les épithètes ne manquent pas : "Bas carbone, novateur, intelligent, responsable, durable, citoyen, participatif, solidaire" . Mais que masquent-ils ?

Les moyens mobilisés

La plus grosse partie du financement de cette politique (5,68 milliards d'euros !), provient de la contribution au service public de l'électricité (CSPE), une taxe sur la facture d'électricité, payée par tous (à l'exception des tarifs spéciaux accordés aux plus précaires), contrairement à l'impôt qui est proportionnel aux revenus.

Indicateur pilote investissement

 Source Suivi des recommandations "transversales" de la "stratégie bas carbone"

Le patron du Réseau de transport d'électricité (RTE) casse le thermomètre !

 Par Michel Gay et Jean-Pierre Riou


Monsieur François Brottes, Président du Directoire de RTE depuis le 1er septembre 2015, vient tout simplement de casser le thermomètre dans le bilan électrique 2017 de la France pour masquer partiellement l'augmentation des émissions de CO2 du système électrique français !

Biomasse : casser le thermomètre pour faire tomber la fièvre.

La confusion entre les objectifs et les moyens pour limiter l'évolution du réchauffement climatique a permis l'essor des énergies renouvelables, même en France où le parc de production d'électricité n'émet quasiment pas de CO2 qui contribuerait à l'effet de serre.

Avec l'émission de presqu'une tonne de C02 par mégawattheure (tCO2/MWh) d'électricité produite, les énergies renouvelables telles que la biomasse, le biogaz, ou les bio-déchets sont parmi les plus émettrices de CO2 avec… le charbon.

Leur bénéfice environnemental est donc pour le moins contestable.

Comme au Tréport, les Bretons bientôt "sacrifiés" à l'aluminium et au zinc ?

Par Michel Gay

Le système de protection contre la corrosion des éoliennes en mer commence à polluer la Mer du Nord et la Mer Baltique avec de l’aluminium. Les « anodes sacrificielles » en aluminium, zinc et indium[1] des supports en acier, dont le but est d’empêcher la corrosion par le sel marin, sont pointées du doigt en Allemagne.

Les 6500 éoliennes prévues en 2020 vont rejeter 13 000 tonnes de composés métalliques dans la mer, selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel[2]

Réchauffement climatique et particules fines : l'Allemagne dans l'impasse

Par Michel Gay et Jean-Pierre Riou

Alors que les émissions de CO2 (un gaz à effet de serre) de la production d'électricité à partir de combustibles fossiles diminuent régulièrement depuis 10 ans en Europe, celles de l'Allemagne ne baissent quasiment pas[1]. Elles sont mêmes identiques en 2009 et en 2016 comme l'indique la ligne horizontale (en bas du graphique ci-dessous), alors que la ligne oblique du haut témoigne de cette baisse importante en Europe.

Les négriers éoliens déboutés !

Par Michel Gay

Le site "Le Tarn libre" nous informe qu'il est… libre, ainsi que l'auteur de l'article qui avait publié[1] en mai 2015 un communiqué fustigeant la disproportion entre les sommes distribuées par les promoteurs éoliens d'une part aux collectivités et aux souscripteurs et, d'autre part, celles engagées pour la réalisation d'un projet d'installation d'éoliennes.

Injure et diffamation ?

Dans le communiqué publié par le site internet du journal "Le Tarn Libre", l'auteur Pierre Ducassé indiquait notamment pour le parc d'Albine (dans le Tarn) :

"(…) les promoteurs éoliens appâtent les élus locaux en leur faisant miroiter des recettes fiscales mirobolantes. Peu importe que les chiffres annoncés soient largement surévalués, les élus trompés n’iront pas le chanter sur les toits.

Fessenheim : pour une poignée d'écologistes… et quelques cacahuètes

Par Michel Gay et Jean-Paul Crochon

La fermeture de la centrale de Fessenheim était un des engagements de campagne de François Hollande au motif que la centrale arrivait en fin de vie, qu’elle était « vieille », et située sur une faille sismique.

Pourtant l’Autorité de Sûreté Nucléaire n’a jamais demandé la fermeture de cette centrale qui a fait l’objet de programmes de modernisation (comme les autres centrales d’EDF de même type).

L’argument de risque pour la sûreté n’était guère crédible. Ségolène Royal, alors Ministre de l’Energie, avait même évoqué l’idée de remplacer la fermeture des deux réacteurs de Fessenheim par celle de deux réacteurs de la centrale de Tricastin (qui en comporte quatre), de manière à ne pas trop dégrader la situation de l’emploi en Alsace.

En réalité, tout le monde savait bien que le candidat François Hollande voulait acheter les voix des électeurs écologistes antinucléaires pour être élu.