Tsunami et clapotis : le Japon va rejeter en mer « l'eau de Fukushima »

Par Michel Gay

Le gouvernement japonais a annoncé le 13 avril 2021 que le Japon va rejeter à la mer, après les avoir traitées, 1,25 million de tonnes d'eau issue du refroidissement des réacteurs nucléaires de Fukushima entrés en fusion suite au tsunami du 11 mars 2011.

L'opération ne devrait pas commencer avant deux ans et pourrait durer quelques dizaines d’années.

Propagande apocalyptique et réalité

Dans le milieu marin, les courants au large du Japon permettent une grande dilution des eaux radioactives. La radioactivité naturelle de l'eau de mer est de l'ordre de 13.000 Becquerels par mètre cube (Bq/m3), essentiellement due au potassium 40.

La concentration initiale des 1,25 millions de m3 d’eau contaminée dans les réservoirs étant de 730 millions de Bq/m3, il en résulte que la quantité totale de radioactivité rejetée dans l’océan pacifique sera inférieure à celle déjà présente naturellement dans un cube d’eau de mer de 10 km de côté (1000 km3).

Du combustible nucléaire usé pour se chauffer : pourquoi pas ?

Par Michel Gay

Des chercheurs tchèques projettent de développer un chauffage urbain révolutionnaire avec du combustible nucléaire usé.

Ce procédé serait plus rentable et plus vert que le gaz naturel pour succéder au charbon dans l'Union européenne (UE).

Les Tchèques sont favorables au nucléaire

Presque toutes les grandes villes de la République tchèque disposent d'un système combiné de chauffage avec des centrales électriques. Mais elles sont, hélas, principalement alimentées par du charbon qui émet beaucoup de CO2 (jusqu’à 1000 grammes de CO2 par kWh).

Ces villes recherchent des alternatives, mais la solution la plus simple pour réduire leurs émissions serait de passer du charbon au gaz naturel (qui n’émet « que » 400 gCO2/kWh) mais ce choix renchérirait à la fois le coût de l’électricité et du chauffage.

Une équipe de scientifiques tchèques dirigée par Radek Skoda a mis au point une solution innovante : le « Teplator ». Les combustibles usés des six réacteurs nucléaires tchèques seraient réutilisés pour chauffer l'eau dans une sorte de mini-réacteur. Ces barres sont actuellement stockées pour refroidir en piscine pendant de nombreuses années.

La France verte est-elle compétitive ?

Par Michel Gay

La France est classée quatrième pays « le plus vert » du monde par une étrange étude publié le 25 janvier 2021 par la revue de l’université « Massachusets Institute of Technology » (MIT) aux Etats-Unis.

Mais ce classement « vert » la place-t-elle encore parmi les pays compétitifs ?

Un classement bien étrange…

Cette étude est étrange car elle prend en compte quatre critères pondérés dont le résultat final se fonde pour une large part (40%) sur les « intentions » des gouvernements de devenir « verts » (notamment dans l’hydrogène !?), plus que sur les résultats constatés.

Nucléaire : cambre-toi, fier Sicambre !

Par Patrick Michaille, Gilbert Ruelle, et Michel Gay

Au baptême solennel de Clovis déjà roi des Francs, l’évêque de Reims lui aurait demandé en 496, de se soumettre à Dieu par ces mots (en latin) : « Courbe-toi, fier Sicambre ! ».

Aujourd’hui, c’est au nucléaire et aux Français de se courber devant les caprices des énergies renouvelables, le premier en adaptant sa production, et les seconds en soumettant leur vie quotidienne aux lois de l’intermittence du vent et du soleil !

En effet, le terme « flexibilité » apparait 318 fois (!) dans le rapport conjoint (186 pages) du gestionnaire du réseau d’électricité (RTE) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publié le 27 janvier 2021 sur les conditions de production d’électricité par les énergies renouvelables.

Pourtant, le nucléaire français pourrait se cambrer fièrement devant ses excellents résultats depuis plus de 40 ans !

Les experts de la Commission européenne concluent que le nucléaire n’est pas dommageable pour la santé !

Par Michel gay

Le rapport (384 pages en anglais) du « Joint Research Center » (JRC) de la Commission européenne publié en mars 2021 conclut que le nucléaire n’est pas plus dommageable pour la santé et l’environnement que d’autres sources d’énergie déjà incluses dans la liste (appelée « taxonomie ») permettant l’accès aux financements européens dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.

Parmi ses nombreuses conclusions, et en dépit des affirmations d’associations antinucléaires clamant le contraire et agitant des épouvantails, le JRC indique : « Les analyses n'ont révélé aucune preuve scientifique que l'énergie nucléaire est plus dommageable pour la santé humaine ou l'environnement que d'autres technologies de production d'électricité déjà incluses dans la taxonomie comme activités soutenant le changement climatique ».

JRC science for policy report

Technical assessment of nuclear energy with respect to the

“Do not significant harm” criteria of Taxonomy regulation.

(Traduction libre, incomplète et parcellaire, par Michel Simon d’extraits du rapport dont la version complète est ici (384 pages…)

Résumé (en fait, Avant-propos serait plus approprié)

La lutte contre le changement climatique est un défi urgent. L'Union européenne est invitée à intensifier son action pour faire preuve de leadership au niveau mondial en devenant neutre sur le plan climatique d'ici 2050 dans tous les secteurs de l'économie.

Pour cela, il faut compenser, d'ici 2050, non seulement les émissions de CO2 restantes, mais aussi toutes les autres émissions de gaz à effet de serre restantes, comme indiqué dans la Communication "Une planète propre pour tous - Une vision stratégique européenne à long terme pour une économie prospère, moderne, compétitive et climatiquement neutre" et confirmée par la communication sur le "contrat vert européen".

Nucléaire et « taxonomie » : Macron écrit à l’UE

Par Michel Gay

Étrangement, le financement du nucléaire dans le mix énergétique européen est actuellement écarté par la future « taxonomie » de l’UE.

Pour corriger cette anomalie, le Président Emmanuel Macron et les premiers ministres de six pays européens (Hongrie, Pologne, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie) ont adressé une lettre commune à la Commission européenne (UE) le 19 mars 2021 pour rappeler le rôle de l'énergie nucléaire dans les efforts à accomplir pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Un appel urgent

Cet appel intervient en pleine discussion à Bruxelles sur la future « taxonomie » européenne qui doit conditionner l'accès aux financements européens des énergies avantageuses pour la neutralité climatique visée en 2050.

Neutralité carbone en 2050 pour l’Europe : électricité et gaz à tous les étages…

 Par Michel Gay

Depuis 2018, l'Europe vise la neutralité carbone en 2050. Il lui reste moins de 30 ans pour augmenter la part de l’électricité d’environ 25 % à 50% dans sa consommation énergétique finale.

Alors que le débat sur la décarbonation de l’économie de l’Europe s'intensifie à Bruxelles, un rapport du « Centre pour la régulation en Europe » (CERRE) se concentre sur le couplage entre les systèmes d'approvisionnement en électricité et en gaz pour « apporter une contribution au débat ». Il présente 40 recommandations réglementaires et politiques pour parvenir à une décarbonation profonde d'ici 2050.

Selon le CERRE, la réussite de cette ambition démesurée réside dans le couplage de l’électrification et du gaz dans les bâtiments, les transports, l’industrie, ...

Le nucléaire est le meilleur pour le climat : seulement 6 gCO2/kWh !…

Par Dominique Grenèche et Michel Gay

La production d’électricité d’origine nucléaire émet beaucoup moins de gaz à effet de serre (GES) que l’éolien et que le photovoltaïque (PV) !

Le tableau libertin « L’origine du monde » du peintre Gustave Courbet semble avoir autant scandalisé les pudibonds en 1866 que le chiffre de 6 gCO2/kWh (6 grammes d’émission d’équivalent CO2 par kilowattheure) émis par l’électricité d’origine nucléaire effraie aujourd’hui les antinucléaires : « Non, ce n’est pas possible ?! » crient-ils en coeur.

Pourtant, si ! C’est vrai !…

Les chiffres sont de 6 gCO2/kWh pour le nucléaire, de 15 gCO2/kWh pour l’éolien (trois fois plus) et même de 55 gCO2/kWh pour le PV (presque 10 fois plus !) selon l’ADEME.

Un précédent rapport faux de l’ADEME

Dans son rapport « base carbone » de 2014, l’ADEME indiquait pourtant des émissions de 66 gCO2/kWh (page 93) pour le nucléaire en se référant à une étude de 2008 de Sovacool (1) et affectait une valeur de seulement 10 gCO2/kWh à l’éolien et 32 gCO2/kWh au PV.

Stupéfiant ! Le « coming out » nucléaire de François de Rugy

Par Michel Gay

Dans une interview stupéfiante publiée le 13 mars 2021 par le magazine Le Point, l’ancien ministre de l’écologie dans le gouvernement Macron, François de Rugy, brise plusieurs dogmes de l’écologie, notamment du parti écologiste EELV, comme le nucléaire, les OGM, l’agriculture, le transport, et la 5G.

Une écologie de progrès ?

Selon Géraldine Woessner qui l’interroge, François de Rugy veut « construire une écologie de progrès basée sur la science, sans tabou sur le nucléaire ou la génétique des plantes ». Tout un programme…

Morceaux choisis extraits de cette interview renversante :

  1. RTE : entre analyse sérieuse et hypothèses loufoques
  2. Parc éolien en mer de Courseulles-sur-mer
  3. Hainan : la première île écolo-nucléaire ?
  4. Vent et soleil en panne : les Français doivent se rationner
  5. Décarboner et relocaliser l’industrie grâce au nucléaire
  6. Energie, incompétence et pouvoir
  7. Electricité : attention à ne pas ajouter des œufs pourris dans les paniers
  8. Les vautours du commerce de l’écologie
  9. Electricité : la trahison des élites
  10. Macron pour le nucléaire et « en même temps » pour les énergies renouvelables
  11. Nucléaire : la « vox populi » est sollicitée
  12. Electricité : la chute de l’équilibriste va-t-elle entraîner celle de la France ?
  13. L’agroécologie est-elle l’avenir de l’agriculture ?
  14. Les énergies renouvelables sont toxiques pour l’éternité
  15. Train hydrogène : de qui se moque la SNCF ?
  16. Electricité : la France rallume le charbon !
  17. Hydrogène : j’y ai cru !
  18. Quand l’écologie vire au terrorisme
  19. Hydrogène vert : un jeu de dupes
  20. L’Europe du gaz, emmenée par les Allemands, aiguise les appétits de la Russie et… des Etats-Unis
  21. Le marché de l’électricité est devenu fou
  22. Eolien et photovoltaïque aux abonnés absents
  23. Un trésor caché à (re)découvrir en France : la STEP
  24. Californie : pas de vent, pas de soleil, pas d’électricité
  25. Un cocorico nucléaire ne fait pas de mal
  26. La schizophrénie des antinucléaires
  27. Interdire la pub pour les énergies fossiles ? Oui,… mais non !
  28. Avec son Pacte vert l’UE ne respecte pas ses propres traités
  29. Hydrogène : le meilleur allié du nucléaire
  30. L’électricité noire allemande tue 200.000 personnes par an