Nucléaire : la « vox populi » est sollicitée

Par Michel Gay

L’avis de la population est formellement sollicité par une consultation publique du 03 décembre 2020 au 15 janvier 2021 sur le projet de décision de l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) d’allonger la durée de vie des réacteurs nucléaires au-delà de 40 ans.

Le citoyen est-il en mesure d’émettre un avis argumenté sur ce sujet très technique ?

Consultation publique…

 Cette consultation porte sur « les conditions de la poursuite de fonctionnement des réacteurs de 900 MWe d’EDF au-delà de leur quatrième réexamen périodique ».

La « vox populi » est-elle capable de donner un avis sur la décision du chef mécanicien de faire changer 3 des 4 pneus de l’avion dans lequel les passagers vont embarquer parce que les rainures sur la gomme ne sont plus que de deux millimètres ?

Ne faudrait-il pas plutôt attendre un millimètre ou décider d’annuler le vol ?

Les passagers seraient bien embarrassés pour répondre à cette question et il est probable que la majorité refuserait même de monter dans l’avion avec un fort doute sur les compétences de ce chef mécanicien dont le métier consiste à prendre ce type de décisions.

Électricité : la chute de l’équilibriste va-t-elle entraîner celle de la France ?

Par Michel Gay et Jean Fluchère

La production d’électricité doit toujours être égale à la consommation instantanée. Il suffit d’un déséquilibre de quelques secondes non compensé par le gestionnaire du système électrique, « l’équilibriste », pour que tout le système électrique s’effondre, tel un château de cartes.

Qui est « l’équilibriste » ?

Depuis la loi de février 2000, la responsabilité de la prévision de l'équilibre du système électrique français relève du Ministère de la transition écologique et solidaire, via la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) qui, elle-même, s'appuie sur les données prévisionnelles du gestionnaire du Réseau de transport de l’électricité (RTE) sans rien en changer.

Donc, la responsabilité de l'équilibre électrique en France incombe aujourd’hui en totalité au binôme RTE-DGEC via le Centre National d’exploitation du système électrique (CNES) qui est l’équilibriste en temps réel, et non à EDF.

L’agroécologie est-elle l’avenir de l’agriculture ?

 

 Adaptation par Michel Gay de l’article « La voiture bio et le bus conventionnel, ou comment l’agriculture perd la bataille de l’agroécologie » de Philippe Stoop Directeur Recherche et Innovation de la société ITK, et membre de l’Académie d’Agriculture de France, paru sur www.itk.fr le 5 novembre 2020

L’agroécologie devrait aider à optimiser toutes les agricultures pour évoluer vers une productivité élevée de manière la plus écologique possible, et non faire table rase de l’agriculture conventionnelle qui nous nourrit.

L’agroécologie, c’est quoi ?

L’agroécologie vise à réduire l’impact écologique de l’agriculture sur l’environnement (diminuer les émissions de gaz à effet de serre, limiter le recours aux produits phytosanitaires) et à préserver les ressources naturelles tout en maintenant ses capacités de renouvellement et en préservant son rendement.

A l’origine, il s’agissait de faire valoir que l’agriculture bio n’était pas la seule forme d’agriculture qui méritait d’être encouragée pour préserver l’environnement, et qu’il était important de ne pas oublier la fonction productive de l’agriculture.

Tous les acteurs de l’innovation agricole auraient pu s’y rallier à des degrés divers, mais c’est oublier les idéologies et la politique…

Les énergies renouvelables sont toxiques pour l’éternité

Par Michel Gay

Article établi à partir du Chapitre 11 du document  « Eolien et photovoltaïque : la trahison des clercs » de Bernard Durand et Jean-Pierre Riou

Les quantités de déchets provenant de l’éolien et du solaire photovoltaïque, notamment, sont beaucoup plus importantes que ceux du nucléaire pour une même quantité d’électricité produite.

Et ces déchets « renouvelables » sont éternellement toxiques, contrairement aux déchets radioactifs dont la dangerosité décroît avec le temps.

L’électricité nécessite des moyens de production

L’électricité est toujours issue de moyens (éoliennes, panneaux, barrages, centrales,…) générant des déchets lors de leur construction (extraction des matières premières du sol), de leur exploitation et de leur démantèlement.

Une partie seulement des déchets éoliens et photovoltaïques est recyclée, le reste (les déchets ultimes)  est abandonné dans des décharges, brulé ou « enfoui ».

Ainsi, pour l’éolien, le béton et le ferraillage des socles ne sont pas retirés du sol, et certaines pales sont enfouies dans des décharges, ou brulées avec émissions de molécules toxiques organochlorées (dioxines).

Train hydrogène : de qui se moque la SNCF ?

Par Michel Gay

Le projet de train à hydrogène de la SNCF pour 2022 « quoi qu’il en coûte » semble principalement destiné à aspirer l’argent des contribuables pour se donner une image « verte ». Ce « greenwashing » permet de se gaver de généreuses subventions distribuées par la France et l’Europe.

Ce n’est pas grave, nous sommes tous si riches !... (Surtout ces derniers temps).

Une lettre « pousse-au-crime »

Mais, à sa décharge, la lettre de mission du Premier ministre d’alors (Edouard Philippe) adressée au député Benoit Simian en 2018 pour une étude sur les trains à hydrogène est un « pousse-au-crime » visant à montrer que l’hydrogène est l’avenir de l’humanité.

Cependant, cette lettre indique explicitement : « Vous tiendrez compte dans vos réflexions des objectifs du Gouvernement en matière de maîtrise de la dépense publique ».

Mais le député Benoît Simian vante les mérites du train à hydrogène dans son rapport de 2018sans tenir compte de cette recommandation puisqu’il a omis de chiffrer le coût du développement des trains à hydrogène : « Le profil des lignes (trafic suffisant, profil de ligne adapté et enjeu de zéro émission) doit maintenant faire l’objet de chiffrages ».

Électricité : la France rallume le charbon !

Par Michel Gay

C'était prévisible, la France a "rallumé" en septembre et en octobre ses quatre centrales à charbon fortement émettrices de CO2, et d’une puissance presque identique aux deux réacteurs nucléaires de Fessenheim fermés en début d’année 2020 qui n’émettaient pas de gaz à effet de serre…

Demain, elle construira des centrales au gaz importé de Russie et des Etats-Unis pour compenser les 14 fermetures de réacteurs nucléaires prévues par la délirante Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE)

La République en marche… à l’envers

Le choix paradoxal d'arrêter des réacteurs nucléaires oblige la France et l’Europe à se tourner vers une production d’électricité polluante et émettrice de CO2, au charbon ou au gaz, lorsque le vent faiblit et que le soleil brille peu ou… pas du tout la nuit. Pilotés par les dieux Eole et Hélios, ces productions n’ont aucune raison de correspondre aux moments où les hommes en ont besoin.

Hydrogène : j’y ai cru !

Par Michel Gay

« L’hydrogène, j’y ai cru ! » s’exclame dans son dernier livre « L’utopie hydrogène » le professeur Samuel Furfari, ingénieur-chimiste, qui a travaillé 36 ans dans le domaine de l’énergie et de l’environnement à la Commission européenne.

L’hydrogène est, et restera, fondamental dans la chimie industrielle. Mais il y a longtemps qu’il a compris que la « civilisation hydrogène » soutenu par le gourou du gotha Jérémy Rifkin ne menait nulle part et, pire, que c’était un piège dangereux pour l’Europe toute entière.

Une illusoire stratégie hydrogène

En juin 2020, l’Allemagne a annoncé une « stratégie hydrogène » ridicule. Etrangement, le mois suivant la Commission européenne lui emboite le pas en copiant l’Allemagne qui mène la danse de la folle transition énergétique européenne avec son « EnergieWende ».

Cette incroyable stratégie hydrogène n’aurait-elle d’autre but que de sauver l’EnergieWende ?

Quand l’écologie vire au terrorisme

Par Michel Gay

Des militants écologistes d'Extinction Rébellion ont utilisé des méthodes de délinquants en dégonflant des pneus de 220 voitures à Bordeaux pour dénoncer la pollution de ces véhicules et dissuader par l’intimidation les Français de rouler en SUV (véhicules utilitaires sport).

Quel sera la prochaine étape ? Décapiter les propriétaires des voitures « thermiques » roulant au pétrole ?

Des pneus dégonflés. Et après ?

Une écologie politique dogmatique abuse les Français en voulant leur faire croire qu’ils pourront vivre de vent et de soleil. Mais sa volonté impérieuse d’imposer rapidement des règles contraignantes et de formater la pensée pour atteindre le « nirvana écologique » rêvé se heurte aux réalités physiques, économiques et humaines.

Ignorant délibérément la relation étroite entre l’énergie et les progrès sociaux-économiques, certains écologistes « catastrophistes » préconisent un retour à la pauvreté et à la misère sociale par la culpabilisation et par… la force.

Hydrogène vert : un jeu de dupes

Par Michel Gay

Des lobbies aux visées divergentes (industriels, nucléaires, écologistes,…) veulent faire croire, pour des raisons opposées, que l'hydrogène, qu’il soit « gris » ou « vert », est l'énergie du futur, alors que… ce n’est pas une source d’énergie !

Chaque partie participe à un jeu de dupes en cherchant égoïstement à promouvoir ses propres intérêts ou ses croyances incompatibles.

Hydrogène gris…

La molécule d’hydrogène (H2) n'existe pas seule à l’état naturel. Elle n’existe que combiné avec d'autres atomes tels que par exemple le carbone (CH4), l’oxygène (H2O) ou l’azote (NH3). Il faut donc la « fabriquer ».

L’Europe du gaz, emmenée par les Allemands, aiguise les appétits de la Russie et… des Etats-Unis

Par Michel Gay

Le besoin croissant en gaz de l’Union européenne (UE), emmenée par l’Allemagne et son fumeux « tournant énergétique », aiguise les appétits de la Russie et des Etats-Unis pour devenir ses principaux fournisseurs.

Ce gaz sera nécessaire en Europe pour sa production d’électricité suite aux fermetures (en cours et prévus) des centrales à charbon et nucléaires, et aussi pour son chauffage qui basculera encore plus vers le gaz si l’électricité devient trop chère, comme en Allemagne.

Diminution prévue du charbon et du nucléaire

La Belgique a décidé une sortie du nucléaire qui a produit 50% de son électricité en 2019. Le principal fournisseur d’électricité de ce pays est Engie… qui est partenaire du projet de gazoduc Nord Stream 2 en mer Baltique vers l’Allemagne.

L’Allemagne abandonnera à la fois le nucléaire (dès 2022) et le charbon (en 2035) pour produire son électricité. Il est prévu que les énergies renouvelables, mais surtout les importations de gaz remplaceront cette production.

Et si la France (exportatrice d’électricité décarboné à 90%) continue de fermer ses installations nucléaires, alors sa folle politique énergétique conduira aussi à des besoins accrus de l’UE en gaz naturel.

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