Le marché de l’électricité est devenu fou !

Par Michel Gay

Le marché de l’électricité est devenu fou alors qu’il fonctionne bien pour les carburants. Ce dernier marché a orienté efficacement les investissements dans les domaines de la recherche pétrolière et des modernisations de raffineries. Les stations-services ont gagné de l'argent en vendant du carburant et Total a riposté via Total Access à la concurrence loyale des grandes surfaces, pour le plus grand bien du consommateur.

Aujourd'hui, pour le développement du système électrique, l’État est conseillé par des lobbyistes partisans qui, au lieu d’aider la décision des politiques, ont dévoyé le marché au détriment de l’intérêt général.

Subventions et effet d’aubaine

Total et Engie investissent aujourd’hui dans les renouvelables parce que l’État garantit de juteux prix d'achat hors marché. C'est une activité sans risques qu'adorent les industriels ou les négociants parasites chantres, par ailleurs, du libéralisme.

Eolien et photovoltaïque aux abonnés absents

Par Michel Gay

Le développement de l’éolien et du solaire photovoltaïque (PV), aléatoirement variable, voire intermittent, est idiot en France pour diminuer la consommation d’énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon), et donc les émissions de gaz à effet de serre (CO2 et autres).

Cet article est adapté d’un thread publié sur Twitter par François-Marie Bréon (@fmbreon), chercheur au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement. Il a établi des graphiques originaux de consommation et production électrique à partir des données de RTE pour l’année 2019.

Les résultats sont particulièrement éloquents… pour qui se donne la peine de les lire et de les comprendre en 3 minutes !

Les graphes ne mentent pas (eux)…

Chaque point des graphiques suivants correspond à une journée (il y en a 365) de production et de consommation d’électricité en France en 2019.

Un trésor caché à (re)découvrir en France : la STEP

Par Michel Gay et Serge Gil (hydraulicien)

Sous l’acronyme rêche et anodin de « STEP » (station de transfert d’énergie par pompage) se cache un trésor : la possibilité d’absorber et de restituer beaucoup d’électricité à la demande, en quelques minutes, selon le besoin.

Le miracle

Cette simple capacité est une prouesse remarquable car elle permet d’équilibrer le réseau électrique et d’augmenter la part de production d’électricité décarbonée (nucléaire et énergies aléatoirement variables ou intermittentes comme les éoliennes et les panneaux solaires) dans le mix énergétique.

Une STEP transfère de l’eau par pompage d’un réservoir bas vers un réservoir haut lorsque la production est momentanément supérieure à la consommation et que le prix de marché est bas. Ensuite, son turbinage (production d’électricité à travers une turbine) peut répondre au besoin lorsque l’électricité est rare et chère.

Californie : pas de vent, pas de soleil, pas d’électricité !

Par Michel Gay

La Californie découvre les joies de la production intermittente d’électricité des éoliennes et des panneaux photovoltaïques (PV) en inaugurant quatre jours consécutifs de coupures tournantes d’électricité.

Les centrales à gaz, bien que fonctionnant à plein régime (un comble pour un état qui se veut « green »), ne suffisent plus pour répondre aux besoins de la climatisation vitale par des températures élevées dépassant largement les 40°C.

La climatisation, mais pas que…

Le 14 août 2020 en fin d’après-midi, un « blackout » a privé plus de 2 millions de Californiens d’électricité (500.000 foyers) durant plusieurs heures. Cette coupure d’électricité est liée à la double défaillance des énergies renouvelables (coucher du soleil et absence de vent) représentant aujourd’hui près du tiers (seulement …) de la production d’électricité en Californie.

Que serait-il arrivé si l’État le plus peuplé des Etats-Unis avait produit la moitié voire la totalité de son énergie à partie de ces énergies intermittentes ?

Un cocorico nucléaire ne fait pas de mal…

Par Michel gay

Le réacteur n° 1 de la centrale nucléaire de Civaux (qui en compte deux près de Poitiers) a acquis récemment une notoriété mondiale dans le milieu des spécialistes en atteignant la deuxième marche du podium international pour la production électrique en 2019, selon le classement de la World nuclear association paru en juillet 2020.

Civaux si puissant !

En 2019, le réacteur n°1 de Civaux a produit 11,6 térawattheures (TWh). Il n’a été dépassé que par les 12 TWh de l’EPR chinois de Taishan 1 (construit avec l’aide de Français) avec ses 1660 mégawatts (MW) de puissance installée. Ce dernier est le plus puissant au monde depuis sa mise en service en 2018, devant ceux de Civaux (1495 MW).

Le réacteur n°1 de Civaux a produit (à lui seul) autant d’électricité en 2019 que l'ensemble des panneaux photovoltaïques installés en France (11,6 TWh),... ou que le tiers du parc éolien (34,6 TWh). Mais avec une différence colossale : cette énergie a été produite selon les besoins (hors périodes programmées de maintenance et rechargement de combustible) et non de façon chaotique.

« Accessoirement », la France est aussi régulièrement le plus grand exportateur net d’électricité au monde (première marche du podium) grâce à son faible coût de production (ce qui rapporte 2 à 3 milliards d’euros par an...), et 17% de son électricité est produite à partir de combustible nucléaire recyclé.

Nucléaire mondial en progression

Globalement, le nucléaire progresse dans le monde. Il n’y a bien que la France pour se tirer une balle dans le pied en voulant saborder son magnifique parc nucléaire (envié par les grands pays dont la Chine) pour réduire à seulement 50% sa production d’électricité (au lieu de 75% actuellement).

Et certains écologistes voudraient même imiter leur maitre à penser antinucléaire en singeant « l’exemple » de l’Allemagne qui, elle, s’est tirée une balle dans le genou en votant la destruction totale de ses centrales nucléaires et en voulant entrainer l’Europe à sa suite !

Au milieu de cette désolante situation due à la cécité volontaire des hommes politiques au pouvoir depuis plusieurs années, un petit cocorico nucléaire ne fait pas de mal au moral…

La schizophrénie des antinucléaires

 Par Michel Gay

L’Agence de la transition écologique, nouveau nom depuis ce printemps 2020 de l’ex Agence gouvernementale de l’environnement et de la maitrise des énergies (ADEME), notoirement antinucléaire et proche du Syndicat des énergies renouvelables, s’échine à minimiser les qualités du nucléaire pour la transition énergétique et à promouvoir coûte que coûte les éoliennes fabriquées à l’étranger et les panneaux photovoltaïques (PV) chinois.

Dans le cadre de la future réglementation énergétique 2020 (RE 2020), sa dernière publication sur le contenu en CO2 de l’électricité (édité en juillet 2020) est un monument d’hypocrisie et de schizophrénie.

Un mix électrique « très décarboné »

L’ADEME reconnait dans sa note que « le mix électrique français est aujourd’hui très décarboné » (mais elle ne va cependant pas jusqu’à écrire que c’est principalement grâce au nucléaire…), et que sa méthode de calcul des émissions de CO2 dans la consommation d’électricité aboutissait à un « facteur d’émission du chauffage environ 3 fois plus important que le contenu moyen » (!).

Interdire la pub pour les énergies fossiles ? Oui,… mais non !

Par Michel Gay

Interdire la publicité pour les moyens de transport (voitures, bateaux, avions,…) et les activités qui consomment des énergies fossiles est la nouvelle idée farfelue (une de plus) des activistes écologistes et de ceux qui ont encadré la fumeuse « convention citoyenne » pour atteindre la décroissance dont ils « rêvent ».

L’énergie, c’est la vie !

Toutes les activités consomment de l’énergie directement pour produire, ou indirectement pour transporter, stocker, manipuler, …

Ostraciser les énergies fossiles qui représentent toujours 90% de la consommation mondiale d’énergie, et quasiment 100% des transports en France, c’est effectivement un bon moyen pour les décroissants d’effondrer l’économie.

Que n’y-ont-ils pas pensé plus tôt !

Avec son Pacte vert l’UE ne respecte pas ses propres traités !

Résumé adapté par Michel Gay d'un article de Samuel Furfari initialement publié le 08 juillet 2020 sur le site de « European Scientist »

 Par Michel Gay et Samuel Furfari

Le Pacte vert de l’Union européenne (UE) sur l’énergie (aussi appelé « Green Deal ») veut imposer aux États membres de l’UE une réduction drastique des émissions de CO2 d’ici 2030, et une « neutralité carbone » d’ici 2050, mais il est en contradiction avec les traités souscrits par les États membres.

Le Green Deal : une pure utopie

Grâce à cette doctrine,  les politiciens européens  ― presque à l’unanimité  ― à Bruxelles et Strasbourg espèrent que l’énergie utilisée en 2050 sera renouvelable, et que le CO2 résiduel sera piégé et stocké sous terre en capturant le carbone.

Toutefois, les énergies renouvelables intermittentes ne représentent que 2,5 % de la demande d’énergie primaire de l’UE, bien qu’elles aient été fortement encouragées à coups de milliards d’euros depuis près de 40 ans.

Le passage à 100 % n’est donc pas seulement un défi, mais une pure utopie.

Hydrogène : le meilleur allié du nucléaire !

Par Michel Gay

La loi n° 2019-1147 du 8 novembre 2019 relative à l'énergie et au climat prévoit d’atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050.

Cet objectif implique de décarboner complètement les consommations énergétiques des bâtiments (résidentiels et tertiaires), des mobilités terrestres, de l’industrie, ainsi que la production d’électricité.

Or, cette dernière est déjà décarbonée à 90% en France grâce principalement au nucléaire et à l’hydraulique....

Certains rêvent d’y parvenir avec un mix 100% renouvelable adossé à un stockage  « hydrogène »… pour « tuer » le nucléaire, même s’il s’agit de tondre un chauve (à 90%) dans le secteur électrique.

Un mix 100% renouvelable : une usine à gaz !

Il n’y a plus de site disponible pour réaliser en France de nouvelles grandes installations hydrauliques dans les massifs montagneux ni sur les côtes. Et gérer l’intermittence par des turbines à gaz naturel (méthane) ne serait pas cohérent avec l’objectif français affiché d’indépendance énergétique et de « zéro émission nette de CO2 en 2050 ».

L’électricité noire allemande tue 200.000 personnes par an

Par Michel Gay et Serge Gil

Depuis plus de 20 ans, le taux de mortalité de l’Allemagne (presque 12 décès pour 1000 habitants en 2018) est supérieur de plus de 20 % à celui de la France (environ 9 décès par an pour 1000 habitants) et de la plupart des pays d’Europe.

De surcroit, cet écart se creuse, malgré le développement des sources d’électricité dites « vertes » telles que les éoliennes et les panneaux photovoltaïques.

Une  explication plausible, rarement soulignée, est la pollution atmosphérique causée par les centrales à charbon et à gaz de l’Allemagne qui constituent toujours l’essentiel (60%) de sa production d’électricité.

C’est l’électricité noire (majoritaire) cachée sous le vernis affiché de sa couleur verte.

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