Les énergies renouvelables et le théorème du clou

Par Michel Gay et Gérard Petit

Formatée par des messages si inlassablement repris que leur pertinence n'est plus remise en question, l’opinion hexagonale ne doute pas de l’impérieuse nécessité d’implanter massivement éoliennes et panneaux solaires, en substitut d’un nucléaire honni via les mêmes processus répétitifs et anesthésiants.

Dans un énoncé simple, le  « théorème du clou » stipule que, frappé sans relâche, un clou ne remonte jamais…

Ainsi, marteler sans cesse la conscience de nos concitoyens avec les mêmes messages ciblés et manichéens, permet d’y inculquer subrepticement des idées simples et fausses qui servent de repères, voire de bases de raisonnement.

Sous ce processus répétitif, l’intelligence et l’esprit critique finissent par rendre les armes. Le conditionnement s’installe.

Par exemple : « il faut développer les énergies renouvelables ». Ce message répété à l’envi est devenu un tel mantra qu’aucun candidat à une élection ne peut manquer d’y faire non seulement référence, mais allégeance.

Route solaire : quel couscous !

Par Michel Gay

Notre ministère de l'écologie pédale dans la semoule.

Quel est l'intérêt de dépenser cinq millions d'euros d'argent public pour rouler pendant un kilomètre sur 2800 m2 de panneaux solaires posés sur une route[1] ?

Serait-ce moins cher que d’installer ces coûteux panneaux inutiles sur des toits et dans des champs ? Le mètre carré de panneau solaire « futuriste » sur route revient à près de... 1800 € ! Le futur radieux sous le soleil sera ruineux ou ne sera pas…

Le rendement est-il meilleur ? Les deux couches de revêtement "de nouvelle génération" ajoutées sur le dessus des panneaux pour résister à l'écrasement devraient diminuer leur capacité de production (déjà faible à l’horizontale et intermittente). Curieusement, personne ne semble s'en inquiéter. Sauf, et c'est paradoxal, la représentante d'une association de soutien à l'énergie solaire (Hespul) sur France-info le 22 décembre.

Notre ministre de l’environnement qualifie même cette prouesse technique réalisée en Normandie de "gap technologique". Quel exploit !

Mais qu'y a t-il donc dans la tête de nos brillants dirigeants politiques pour développer cette monumentale absurdité ? Des mauvaises langues disent qu'il y a un pois chiche...

Nucléaire : la force tranquille

Par Michel Gay

Dans un contexte énergétique en profonde mutation, l’énergie nucléaire apporte des réponses adaptées aux défis d’avenir et correspond aux enjeux du XXIe siècle1. Elle est un atout économique pour la France qui souhaite redresser son économie, réindustrialiser ses territoires et lutter contre le changement climatique. Cette force tranquille s'enracine dans le monde pour accompagner le développement de l'humanité.

Le nucléaire assure aux Français une électricité bon marché2

. Par comparaison, un Allemand paye son électricité 70% plus cher qu'un Français et le prix de l'électricité pour les industriels en France est de 25% inférieur au prix moyen en Europe3. Pour certaines industries, l'électricité représente jusqu'à 30% (aluminium) et même 70% (chlore) du coût de revient4. L'avantage compétitif procuré par le nucléaire bas carbone peut compenser d'autres facteurs négatifs de production comme le coût du travail.

Le nucléaire protège des aléas énergétiques mondiaux.

Il met la France à l'abri des variations soudaines de prix car le coût de production de l'électricité nucléaire est prédictible. Il est peu tributaire des cours de l'uranium qui ne représente que 5% du coût de production, et moins de 2% du prix de vente aux particuliers. De plus les risques géopolitiques sont faibles puisque 44% des réserves actuelles se situent dans l'OCDE5, et la majorité des échanges sont liés à des contrats long terme.

Miracle ! Même sans vent, les éoliennes tournent...

Par Michel Gay

Quel est donc ce miracle de la physique qui permet à des éoliennes de tourner sans vent ? C'est notamment le cas pour celles aisément visibles le long de passages fréquentés comme les autoroutes ou les voies ferrées.

Ainsi, le 15 et le 16 décembre 2016, entre Valence et Montélimar, il n'y avait pas de vent. Les fumées montaient à la verticale dans la campagne. Cependant, deux groupes d'une dizaine d'éoliennes, distants d'environ un kilomètre le long de la ligne TGV, tournaient mollement en étant orientés... en sens opposé (les unes vers le sud, les autres vers le nord).

Les éoliennes défieraient-elles les lois de l'aérodynamique ?

Les ingénieurs auraient-ils trouvé le "Graal" qui permet à un moyen de production dépendant du vent, de produire sans vent ?
Il y a sûrement une explication rationnelle. Mais qui oserait imaginer que les pales de ces engins sont entrainées par des moteurs électriques ? Les propriétaires des éoliennes tenteraient-ils de masquer que, sans vent, elles ne tournent pas, ne produisent rien, et sont inutiles ?

Sarcophage de Tchernobyl : la cathédrale de la peur

Version originale en anglais par Bruno Comby, Président de l'Association des écologistes pour le nucléaire (AEPN) www.ecolo.org Texte traduit et adapté en français par Michel Gay

Un sarcophage géant a été construit à Tchernobyl[1] et inauguré le 29 novembre 2016.

Il est censé protéger l'Ukraine contre les dangers des radiations.

La plupart des dirigeants du monde ont accepté de financer cette énorme boîte pour «garder le diable à l'intérieur» mais ils n'ont aucune idée de ce que représente un niveau dangereux de rayonnements.

En réalité, cette protection gigantesque entretient la peur et contribue à faire croire que tout niveau (même infime) de rayonnement est dangereux.

Or, "la peur est mauvaise conseillère".

Ce sarcophage est certainement un admirable travail d'ingénieurs. C'est le plus grand objet mobile jamais construit par l'humanité, mais il est inutile pour la protection de notre santé. Le monde a malheureusement dépensé 1,5 milliard d'euros[2] pour se protéger contre des rayonnements inoffensifs.

Halte aux arnaques renouvelables !

par Michel Gay

Il est bien tentant pour le porte-monnaie de choisir un placement financier assurant un rendement annuel de 7% pour "sauver le climat[1]", et pour se donner bonne conscience par la même occasion en joignant l’utile à l’agréable. 

C'est possible grâce à certaines entreprises qui se chargent de réaliser pour vous des investissements dans les énergies renouvelables en garantissant un revenu annuel. Il suffit de leur confier un capital pour devenir propriétaire des équipements et bénéficiaire des "rentes". Le rêve ! 

Hélas, les vautours sont à l’affut.

Présidentielle : où va la "transition énergétique" ?

Par Michel Gay

La transition énergétique a-t-elle bien pour objectif de diminuer, voire de stopper, la consommation des énergies fossiles (charbon, gaz et pétrole) ?

Si oui, alors il faut adopter au moins une énergie capable de s'y substituer. Elle devra apporter un service équivalent, être économiquement viable, abondante, moins polluante, et durable.

Les énergies diffuses intermittentes et non pilotables comme l'éolien et le photovoltaïque sont disqualifiées d'entrée puisqu'elles nécessitent des centrales à combustibles fossiles en soutien de leurs intermittences, souvent aléatoires. De plus, leurs faibles productions erratiques difficilement stockables ne permet pas de répondre aux besoins en énergie de la plupart des nations.

La formidable mais rare énergie hydraulique suppose un réseau important de fleuves, de rivières et de grandes vallées de stockage par rapport à la population d'un pays. Seuls quelques rares petits états répondent à ces particularités, comme la Norvège (5 millions d'habitants) ou la Suisse (8 millions d'habitants).

Transition énergétique : aïe, tout faux !

5 idées fausses sur la transition énergétique

Par Michel Gay

Selon la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (iFrap), le plan actuel de la France pour la transition énergétique oublie la croissance et il est fondé sur cinq idées fausses[1].

1) Il serait invraisemblable que la part du nucléaire passe de 75% de la production d'électricité en 2015 à 50% en 2025. Cette baisse d'un tiers de la production supposerait l'arrêt de 23 des 58 réacteurs nucléaires existant en 10 ans. Il est encore plus irréaliste de passer des 5% actuels des nouvelles énergies renouvelables (excluant l'hydraulique) à 15%, en 9 ans.

2) Il serait intenable que la consommation d'énergie diminue de 50% d'ici 2050 alors que, malgré la crise de 2008, elle n'a baissé que de 0,06% par an, tandis que la croissance du produit intérieur brut (PIB) n'était que de 0,6% par an sur la même période.

Or, l'objectif gouvernemental de croissance du PIB pour 2016 est de 1,5%, et l'augmentation prévue de la population est de 0,45% par an (74 millions d'habitants[2] en 2050) selon l'Institut national des études démographiques (INED).

Thorium : est-ce vraiment la face gâchée du nucléaire ?

(ou Le thorium, miracle énergétique), titre de Contrepoints

Par Michel Gay

Aujourd'hui, dans le monde, l’uranium est le combustible de tous les réacteurs nucléaires de production d'électricité[1].

Techniquement, un autre élément serait envisageable : le thorium.

Régulièrement, des articles et des émissions de télévision[2] présentent le thorium avec des avantages supérieurs à ceux de l'uranium. Presque une panacée... Le thorium serait notamment plus abondant que l'uranium, produirait moins de déchets et empêcherait la prolifération nucléaire.

A-t-on vraiment gâché cette voie miraculeuse pour le nucléaire ?

Comparons les deux "voies".

Le mensonge planétaire de la transition énergétique

Par Michel Gay

Le grand mensonge de la transition énergétique est de prétendre que les énergies renouvelables, notamment éoliennes et photovoltaïques, sont (ou seront) en mesure de prendre le relais des combustibles fossiles et du nucléaire. La monstrueuse mascarade commence à prendre fin dans la douleur[1].

- L'Espagne s'est fourvoyé dans le développement de l'éolien et du photovoltaïque (PV) avant d'arrêter les subventions aux énergies renouvelables qui menaçaient de ruiner son système électrique.

- La Grande -Bretagne a également supprimé les subventions à l'éolien et au PV pour se tourner de nouveau massivement vers le nucléaire[2] (cinq réacteurs) avec l'assentiment populaire.

- L'Italie, dont l'électricité est deux fois plus cher qu'en France, importe massivement de l'électricité des pays voisins, et surtout l'électricité "nucléaire" de France.