Energies renouvelables : mais où sont donc passés les emplois promis ?

Par Michel Gay

Le développement des énergies renouvelables devait créer 100 000 emplois en France en quelques années selon les déclarations de Ségolène Royal[1] (alors Ministre de l’écologie) en août 2015, lors de la promulgation de la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV).

Mieux encore. Delphine Batho, qui l’avait précédé à ce poste, déclarait en décembre 2012 "La prévision, à ce jour, sans effort supplémentaire de l’Etat, c’est 295.000 créations d’emplois d’ici 2020. Quand on dit 100.000 emplois en trois ans, c’est un objectif crédible, réaliste".

L’ex-députée de l'Ardèche, Sabine Buis, s'enthousiasmait[2] encore en octobre 2013 des milliers d’emplois supplémentaires qu'allaient créer les énergies solaires et éoliennes.

Benoit Hamon, l'ancien ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire, a même réaffirmé en mars 2017 «Cette transition énergétique va être riche en emplois[3]. Là où on fait de l'énergie renouvelable, on fait six fois plus d'emplois qu'avec de la production d'énergie classique ou nucléaire».

Et si les autoroutes devenaient électriques ?

Par Michel Gay

camion autoroute electrique

Et si les autoroutes étaient électrifiées avec des caténaires pour les camions et les cars, comme les voies ferrées l'ont été pour les trains ?

Ce serait un bon début pour diminuer notre consommation de pétrole, donc aussi nos émissions de gaz à effet de serre, alors que se déroule à Bonn (Allemagne) la grande messe annuelle sur le climat[1] appelée COP 23.

Est-ce techniquement réalisable ?

Oui, répondent les constructeurs[2].

1) Quelques adaptations des lignes électriques aux particularités d'une autoroute, notamment les panneaux de signalisations et les ponts, s’imposeront. La ligne électrique peut être tronçonnée entre les obstacles, y compris certains tunnels. Le camion est alors alimenté pendant quelques centaines de mètres (ou plus d'une centaine de kilomètres si nécessaire) par ses propres batteries rechargées en quelques heures pendant le trajet sous caténaire. Elles lui permettront aussi de doubler un autre véhicule.

Transition énergétique : "désolé, on s'est trompé…"

Par Michel Gay

Par un soir froid sans vent de janvier 2020, en rentrant du travail, les Français poussent un peu leur chauffage. A 19h00, tout s’éteint. C’est le « black-out », la coupure généralisée de courant mettant en péril la vie de millions de citoyens.

Comment a-t-on pu en arriver là, et où sont les responsables ?

Dans son scénario 2050, l'ADEME a prévu que la part de production d'électricité soit de 17% pour le solaire et 63 % pour les éoliennes.

Ce soir là, les trois quarts des d’éoliennes sont au repos (par manque de vent) et les panneaux photovoltaïques ne produisent rien dans le noir.

Les barrages hydrauliques turbinent déjà à plein régime (à condition qu’il ait plu les semaines précédentes).

Surprise ! Le chauffage électrique est écologique.

Par Michel Gay

Qui l'eut cru ? Contrairement à certaines affirmations péremptoires, le chauffage électrique en France (avec pompe à chaleur ou non) n'émet pas, ou peu, de gaz à effet de serre, ni de polluants atmosphériques.

Explications

Pendant les trois jours ouvrés d'été du mercredi 6 au vendredi 8 septembre 2017, la puissance minimum appelée a été d'environ 40 gigawatts (GW) à 4h00 du matin[1] (pas de chauffage électrique, peu de climatisation et de froid industriel).

La puissance maximum durant cette période sans chauffage se situe toujours vers midi : elle a été d'environ 55 GW, soit un écart de 15 GW. (Certains jours, l'écart peut varier jusqu'à 20 GW).

Radioactivité : êtes-vous ALARA ou ALAIN ?

Bruno Comby, traduit de l'anglais et adapté en français par Michel Gay

 

Alors qu'en France, le charbon et le gaz ont été presque entièrement abandonnés au profit du nucléaire, les États-Unis continuent d'en brûler d'énormes quantités pour leur production d'électricité, ce qui "n'est pas bon pour la planète".

En tant qu'acteur international le plus puissant, les États-Unis devraient favoriser le développement du nucléaire dans le monde pour éviter de brûler des énergies fossiles. Ces dernières seraient plus utiles par ailleurs, par exemple dans la production d'acier, d'engrais, de plastiques, ou de médicaments.

Pour ce faire, il faudrait demander au Comité International de Protection Radiologique (CIPR) de :

  • 1) supprimer l'hypothèse mal fondée et non scientifique de la règle dite "relation linéaire sans seuil (RLSS)", aussi appelé LNT "Linear No Treshold" en anglais,
  • 2) reconnaître les effets bénéfiques sur la santé de faibles doses de radioactivité[1] (effet hormesis), dont profitent les curistes dans la plupart des stations thermales,
  • 3) modifier l'actuel principe de protection contre les radiations ALARA ("As Low As Reasonnably Achievable", norme de rayonnement aussi faible que raisonnablement possible) afin de le transformer en ALAIN ("As Low As In Nature", rayonnement aussi faible que dans la nature), car la terre est naturellement radioactive.
  • Ce principe ALAIN est essentiel sur le plan théorique pour fonder les bases de la radioprotection dans l'avenir. Il a été énoncé et défini, pour la première fois en 1994, par Bruno Comby, dans son livre "Un écologiste pour le nucléaire" (Editions La Compagnie du Livre, 1995).

Eolienne "offshore" : le naufrage du bon sens

Par Michel Gay

La première éolienne flottante en mer (dite "off-shore") en France a été inaugurée en grande pompe à Saint-Nazaire le 12 octobre 2017 par le secrétaire d'Etat à la Transition énergétique Sébastien Lecornu et quelques célébrités locales.

Le coût total de l'aventure nommée "Floatgen" est estimé autour de 40 millions d'euros (M€), dont la moitié pour l'éolienne elle-même[1]. L'autre moitié se répartit entre le flotteur en béton, les divers raccordements et les ancrages. Le projet bénéficie d'une subvention de 10 M€ apportés par l'Union européenne, et de 8 M€ par le Programme d'investissements d'avenir de l'État.

En clair, près de la moitié du coût prévisionnel de ce projet est financé par les impôts des Français alors que les principaux bénéficiaires sont étrangers (allemands et danois).

Bien que cette éolienne de 140 mètres de haut en bout de pale soit censée alimenter de 2000 à 4000 foyers selon les sources, qu'en est-il exactement ?

Tout d'abord, les jours sans vent, ce qui arrive aussi de temps à autre en mer au large de Saint-Nazaire, cette éolienne n'alimentera strictement personne.

Le désastre de la croissance verte (en France et en Europe)

Par Michel Gay

La loi sur la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) a été votée le 22 juillet 2015 en conformité avec les engagements du candidat Hollande, suite à l’accord préélectoral PS-EELV de 2012. Le Conseil Constitutionnel l'a validée et elle a été publiée au journal officiel[1] le 18 août 2015.

Cette loi contient plus de 215 articles, mais les députés n'ont pas pris la peine d’évaluer les conséquences économiques et sociales des mesures votées : elles sont désastreuses pour notre pays.

En effet, cette loi :

  • - consacre la réduction du nucléaire à 50 % de la production d'électricité,
  • - pénalise le recours à l’électricité, dont plus de 90% de la production nationale n'émet pas de gaz à effet de serre, au profit du gaz (importé),
  • - favorise outrageusement les éoliennes et les panneaux photovoltaïques,
  • - engage un irréaliste et coûteux programme de réduction de consommation d'énergie de 20% d’ici 2030, et de 50% d'ici 2050.

Cette LTECV est un crime contre les intérêts supérieurs de la nation.

Il y a quelque chose de pourri au royaume des éoliennes

Par Michel Gay

Des citoyens persuadés d'investir dans une "juste cause" se font encore berner par des aigrefins profitant de la "vague verte".

L'exemple du projet "Côte d'Armont" en Franche-Comté met en évidence les dessous nauséabonds des filles d'Eole[1]. Un article documenté[2], "Les Don Quichotte de Franche-Comté" (Marianne du 27 août 2017), dévoile les manœuvres étranges de plusieurs sociétés qui s'entrecroisent, telles que Opale Energies Naturelles, Europe Wind IP (lié au fond américains Riverstone) et Velocita. Cette dernière est une société britannique ayant un actionnaire enregistré dans le paradis fiscal des îles Caïmans, et qui a revendu ses actifs éoliens français au Chinois Envision Energy.

Les sociétés constituées par le groupe allemand Volkswind (au total environ 120…), sont domiciliées à la même adresse (20 avenue de la Paix à Strasbourg), siège du cabinet consulting Mazars.

« En France », ne veut pas dire « français »...

Renouvelables : la déraison d'Etat

Par Michel Gay

Les subventions accordées aux énergies renouvelables (notamment éoliennes et solaires) constituent la plus grande escroquerie mondiale envers les contribuables et les consommateurs, selon une nouvelle analyse publiée le 9 octobre 2017 par "The Australian". Plus grande encore que les affaires Ponzi, Madoff et Enron selon ce journal.

Tout en investissant d'énormes ressources financières pour soutenir le développement d'énergies renouvelables, les gouvernements n'apportent aucun avantage perceptible aux citoyens. «Les gouvernements du monde entier sont tombés dans le piège des arnaqueurs des énergies renouvelables parce qu'il est nécessaire, du moins sur le plan politique, d'agir en faveur du changement climatique», écrit Judith Sloan, une économiste australienne.

En 2017, uniquement en France, plus de 7 milliards d'euros seront ponctionnés[1] sur les factures d'électricité via une taxe (appelée "contribution au service public de l'électricité") et transférés des consommateurs vers les gestionnaires d'énergies renouvelables. Ce montant s'élèvera à plus de 10 milliards d'euros en 2022 ! Et une grande partie de ces sommes folles subventionne des entreprises détenues à l'étranger (Chine, Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Danemark,…).

De plus, d'autres subventions financées par les contribuables coexistent. Le fabuleux montant global éclipse toutes les autres aides gouvernementales à l'industrie.

Le mauvais combat des antinucléaires contre CIGEO

Par Michel Gay et Gérard Petit

Les antinucléaires voient dans le projet de Centre industriel de stockage géologique des déchets nucléaires (CIGEO) à Bure la quintessence de leurs batailles.

L’enjeu est de rallier l’opinion à la cause des "sauveurs des générations futures" en la convainquant de la dangerosité de cet "enfouissement".

Or, l’essentiel est déjà acquis pour ce processus fondé sur des études et des essais démarrés il y a plus de quinze ans, encadré par le Parlement et évalués par l’ASN.

Pour les manifestants rassemblés sur le site de Bure le 15 août 2017, il est essentiel de s’opposer au stockage profond des déchets nucléaires car celui-ci bouclerait ainsi le processus industriel de production d’électricité nucléaire.

En effet, tant que ce dernier maillon ne sera pas opérationnel, les opposants pourront toujours clamer que cette filière "ne sait pas quoi faire de ses déchets", argument éthique majeur pour en dénoncer l’usage en ruinant sa pérennité.

Pour les opposants, après avoir joué avec le feu nucléaire, les générations du baby-boom auraient lâchement laissé à leurs descendants le fardeau délétère des déchets.

Or, c'est faux. Au contraire d’autres activités industrielles, l’électronucléaire gère rigoureusement ses déchets (caractérisation, comptabilité, traçabilité, réduction des volumes,…). Mais ce mérite ne doit surtout pas lui être reconnu car le devenir des déchets ultimes sert d’ancrage aux contestataires de cette source d'énergie.